dimanche 26 août 2007

Newsletter n°3... Petits moments du matin...

Good morning sir… hochement de tête compris afin d’être certain de bien acquiescer. Je m’en vais vous présenter les quelques scènes matinales maintenant devenues anodines dans ce quotidien Pondichérien, mais finalement si attachantes. Thank you sir.

Me voilà réveillé de bon matin pour une classique journée à l’IFP. Dès 6 heures, les premiers bruits alentours témoignent des premières activités de la journée. Au pied du premier étage, et déjà sous un toit (de palme pour le contexte local), une femme bat le linge sur une planche de bois de manière si régulière que le tempo est donné pour la session arrosage de plantes. Pendant ce temps, le mari s’occupe de faire le premier feu de la journée pour y faire cuire les chapati… le premier repas de la journée n’est pas pris à la légère ici. Pendant ce temps, l’eau municipale s’écoule à travers un tuyau percée mais tout de même rafistolé à base de sacs plastique (je n’oublierai pas la « poche » pour nos amis bordelais). Les seaux en plastiques bicolores et jarres en métal se remplissent sereinement pendant que quelques mots sont échangés… Les enfants se préparent religieusement entre les nattes attachées (double boucle obligatoire) pour les jeunes filles et la chevelure bien rangée pour les garçons. L’uniforme féminin est composé d’une blouse blanche (les couleurs varient en fonction des écoles, des villes), d’un pantalon bleu foncé et d’un pan bleu ciel (description assez précise mais là, c’est un minimum vital). Les enfants se retrouvent ensemble dans la rue, avec option claquettes ou va nu pied, pour remplir le rickshaw faisant office de ramassage scolaire pour une bonne dizaine d’individus… Les sacs et paniers repas sont accrochés sur les côtés et donnent un air surchargé, on est dans le vrai, et d’la route. C’est qu’ils savent optimiser le moindre espace utilisable dans la contrée.
D’autres font du pouce sur le bord de la route et certains se retrouvent sur le derrière de l’Enfield, le premier monté aidant le second à finir de s’installer en prenant son sac. Quelques minutes plus tard et après deux trois regards pour voir si j’en ai pas perdu un, une tape sur l’épaule, un petit « Thank you sir » accompagné d’un petit sourire, et la route pour l’ifp se poursuit entre klaxons de bus qui font perdre un peu plus chaque jour l’ouie fine et les demoiselles sur leur vélo qui s’en vont en cours avec une fierté assez déconcertante, le regard bien devant elle.
Entre temps, les menuisiers se seront mis en place en place pour une nouvelle journée de à poncer, ajuster, monter les encadrements de portes et fenêtres. Les tailleurs de pierre seront déjà à l’ouvrage et les trieurs de coco auront déjà rempli un camion minimum… Je ne fais pas ici la description de tous les corps de métiers présents sur ces quelques kilomètres, je pense véritablement qu’il y aurait de quoi en écrire un roman…
Les kolams fraîchement dessinés plantent le décor de l’entrée de quasiment chaque maison pour la journée.
Une densité croissante de véhicules motorisés ou non devient synonyme de l’arrivée sur Pondi… Au feu, un agent uniforme kaki et képi rouge tente malgré tout de gérer la circulation : bien à lui.
Le marchand de fleur prépare les premières compositions du matin et il est déjà temps de ranger la bullet pour la matinée… Bonne journée à tous...

Mise à part cela, j’allais oublié les quelques w-e découvertes dans le champs des possibles aux alentours de Pondi : à savoir tracer un périmètre d’une heure ou deux en bullet (toujours la même) afin de pouvoir s’évader du local…

L’instant d’un dimanche, ce fut sur Cingee que les mains de l’auvergnat se sont amusés à poser les pieds… si la ville n’attire pas plus que ça, l’idly (two pieces) du matin passe toujours très bien avant de gravir le premier fort.

Un w-e Mahabalipuram nous emmène une fois de plus à la découverte de temples et autres observations de comportements indiens sur les sites touristiques indiens… une bande d’amis courant à travers les sites et n’hésitant pas à signifier leur présence par des cris venus d’ailleurs. Les filles venues en famille elles, observent la scène d’un air amusé.

ps : je reprends cet article après un long moment d’oubli. Nous sommes fin août, bientôt le temps de la rentrée. On dira que c’était absence vacances ici.
Je reviens bientôt avec les anecdotes estivales…
Pour ce qui est de la News letter précédente, le titre faisant référence à Zakopane (petite station dans le sud de la Pologne) témoigne simplement d'une ambiance générale qui se retrouve un peu dans ces lieux de fraîcheur et touristiques à souhait...

A bientôt vous tous,

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Yep le Pascalou dans le rôle de l'Indou. J'espère que le temps continue à s'écouler sereinement à Pondichéry. Apparemment tu trouves de quoi assouvir ta soif de voyage, de découverte. Et pourquoi pas un roman après tout parce que je trouve que ça se lit, que dis-je tes textes se dégustent... On s'imagine assez facilement quelques instants dans ce décor que tu décris avec de justes mots, agréablement posés. Et oui une poche est toujours utile, et précieuse pour ceux qui savent la valeur qu’elle peut avoir. Ici le départ vers Montpel’ se prépare doucement, avec une bonne chouille en perspective. Voui donne moi des nouvelles bientôt, je veux savoir ce que devient ta vie de programmeur, que dis je de développeur fou.
Bisous pleins
Maud

dxn a dit…

bissur!!!